MACROPHOTOGRAPHIE
Poésie du minuscule
Le haïku dit beaucoup avec presque rien : trois vers, une saison, un instant. C’est ce que je cherche en macrophotographie.
Je ne photographie pas l’insecte ou la fleur pour les décrire, mais pour ce qu’ils deviennent à quelques centimètres : une ligne, une transparence, une écriture fragile tracée dans la lumière du matin. Une herbe devient calligraphie, une goutte un monde, un akène une constellation.
Je travaille en lumière naturelle, souvent à contre-jour, avec une profondeur de champ très courte qui laisse le reste se dissoudre en couleur. Le flou n’est pas un défaut : c’est l’espace où l’image respire.
Ces photographies se regardent lentement. Elles demandent de se pencher, comme on se penche sur un brin d’herbe au bord du chemin.
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